REVUE DE PRESSE

Vinyculture: Rencontre Behance Portfolio Reviews à Alger ce vendredi

 

Les graphistes algériens auront droit sous peu à un événement portant sur le design graphique intitulé Behance Portfolio Reviews, qui prendra place le 8 novembre à l’école Artissimo de Didouche Mourad. 

Organisée sous l’égide du site Behance, première plate-forme mondiale pour les travaux créatifs, récemment racheté par Adobe, la rencontre aura lieu pour la première fois en Algérie.

Vendredi prochain sera l’occasion de réunir les intervenants du graphisme en Algérie, autour d’une ambition commune qu’est le partage mutuel et l’échange d’expériences et de feed-back constructifs. La communauté présente participera à des ateliers ainsi qu’à des présentations de projets, sujet à débats et discussions, toujours dans l’optique d’élever la profession et de l’amener plus loin.

L’événement se déroulera comme suit : Les graphistes seniors ouvriront le bal les vingt premières minutes durant lesquelles ils présenteront des projets qui les ont séduit, en argumentant, expliquant leur choix tout en répondant aux interrogations de leur public. Ensuite, la même chose se fera avec les juniors pour une durée de dix minutes, après quoi, les ateliers, les discussions et autres activités (édition, photo-manipulation, illustration) prendront place.

Prenez donc note si vous êtes intéressés : Vendredi 8 novembre à l’école Artissimo de Didouche Mourad à partir de 15h.

La page officielle de la communauté des créatifs algériens sur Behance :  

===>  https://www.facebook.com/BehanceAlgeria?fref=ts

Amiès M. le 05/11/2013 

AlgérieNews: Picturie générale» à l’école Artissimo L’art comme un vitriol !

 

Culture

L’acte de créer émane d’une interrogation tenace, se révèle dans l’anxiété du geste puis se laisse admirer à travers la sublimation d’un doute. Si les arts plastiques en Algérie ont longtemps souffert de leurs certitudes, le moment semble venu où une «horde» d’affranchis se met à esquisser les traits d’une nouvelle ère.

Treize artistes participent à l’exposition « Picturie générale », visible à l’école d’art Artissimo jusqu’au 21 janvier. Chacun obnubilé par un questionnement et la quête d’un mode d’expression original, ils offrent un ensemble de propositions artistiques qui, loin de converger vers ce que l’on appelle un «style» ou une «tendance» génériques, se confrontent comme des microcosmes épars et paradoxalement harmonieux. Si la notion du thème tend à limiter la liberté de l’artiste dans une exposition collective, « Picturie générale » échappe à cette méchante globalisation, sans doute grâce à sa démarche foncièrement « libertaire » dont le seul mot d’ordre semble être « créer en rupture avec tout le reste»! La plupart des participants ont formulé et respecté ce pacte tacite, d’autant plus que la thématique choisie par chacun d’entre eux se révèle être un simple prétexte pour laisser parler un talent audacieux, voire irrévérencieux, jeté comme une météorite dans la paisible scène artistique algérienne.

Syncopes visuelles

Photographe et graphiste d’une fraîcheur étourdissante, Walid Bouchouchi est aussi un malin pourfendeur qui, dans le rejet de toute sophistication du discours pictural, nous propose de l’art à l’état brut. Sa série de photographies «Prêt à voir» est un choc visuel pernicieux qui provoque un questionnement éthique sur le rapport à l’image. Six portraits volontairement caricaturaux reprennent les principaux symboles du «Printemps arabe».

A l’entrecroisement de l’icône et de la publicité mensongère, que vous pouvez acheter à 100 dinars l’échantillon, ces figures «emblématiques» sont revisitées par Walid qui, lui aussi, hésite entre la dérision et le respect ! A travers le regard pénétrant d’un jeune homme braquant sur vous un pistolet et le visage clownesque d’un autre criant dans un mégaphone, une armée d’idées, de concepts et de sémiologie variable se cache derrière l’image, suscitant plusieurs degrés de compréhension, voire un flou total quant à l’intention première de l’artiste. Il faudra sans doute renoncer à interroger Walid Bouchouchi (comme tous les autres exposants) sur sa démarche pour pouvoir apprécier l’œuvre dans son entière ambiguïté puisque l’on sait aujourd’hui que le pire ennemi de l’art est son explication !

Même suggestion pour le travail de Mourad Krinah, «[They] Occupy Algiers», un papier-peint lancinant disputé par des centaines de flics antiémeutes parfaitement identiques, qui de loin apparaissent comme une texture géométrique abstraite puis se révèlent, à la façon d’un trompe-l’œil, à mesure que l’on se rapproche du mur et que l’on découvre ces régiments de policiers, portant le masque des Anonymous et occupant l’espace public.

L’ironie est évidente : l’artiste détourne le slogan de la nouvelle protestation mondiale qui, en Algérie, devient le mot d’ordre d’une flicaille disséminée dans les rues à chaque fois que la société civile veut en prendre possession. La manière dont Mourad a choisi de composer son «papier-peint» renvoie irrésistiblement à une sorte de propagation bactériologique tant le jeu espiègle de démultiplication des visages et la symétrie de l’ensemble font penser à un virus scruté par un microscope !

Corps transcendés

Toujours dans l’allégorie et l’humour parfois noir, Hichem Belhamiti joue sur les perceptions à travers ses deux tableaux exposés dans deux salles différentes. Le premier, « Altiou-Zoom » est un gros plan banal sur une conduite souterraine. C’est en découvrant le second, intitulé simplement «Altiou» que l’on découvre le fin mot de l’histoire : c’est un autoportrait de l’artiste, coiffé d’un tarbouche et portant un couffin vide, la bouche grande-ouverte sous ce même tuyau, essayant de choper au vol une toute petite goute de pétrole, sur un fond jaune rempli de dollars ! Ici, le discours est clair, voire un peu trop direct, mais c’est encore le langage plastique qui fait la différence : au-delà de la misère d’un peuple riche, on voit surtout le trait singulier de l’artiste qui compense la vacuité du propos par la complexité de la composition.

Dans un tout autre registre, Seïf El-Islam Azzouz nous fait pousser un «ouf !» de soulagement puisqu’à l’heure où l’on commence sérieusement à désespérer de voir du Nu dans la création contemporaine algérienne, le voilà qui nous offre deux magnifiques tableaux dont l’esthétique tire sa force d’un retour vers un trait épuré et d’une approche cathartique. Alors que la représentation du corps souffre du double joug de la modernisation frénétique des modes d’expression qui caractérise l’art contemporain d’un côté, et de la pudibonderie ambiante régnant à la fois sur l’esprit du public et celui de l’artiste sombrant parfois inconsciemment dans l’autocensure, il devient de plus en plus évident aujourd’hui que non seulement le Nu ne se démodera jamais, mais qu’il peut aussi générer une multiplicité d’interprétations tout à fait contemporaines.

C’est le cas du dyptique «Non-voyeurisme » de Seïf El-Islam qui redessine le corps de la femme comme une entité idyllique, le sort de la classique et usante étiquette subversive pour le plonger dans une atmosphère apaisée, comme pour ramener la vision porté par l’art sur la chair à une certaine sérénité, traduite ici par les couleurs pastelles et les lignes vacillantes.

Il ne faut pas rater non plus l’œuvre désormais incontournable de Mehdi Djellil, dont nous avons encensé la démarche unique sur ces colonnes ; celle de Walid Aïdoud qui propose un faux-plafond sur lequel est imprimé son autoportrait ; les peintures lancinantes de Adel Bentounsi qui réinvente le monde des idées ; le «budget» sarcastique de Djamel Agagnia qui démontre la médiocrité presque comique du salaire minimum garanti (SNMG), etc. «Picturie générale» est l’événement majeur de ce début d’année, tant il regroupe tous les ingrédients d’une création digne de ce nom : indépendance totale sur le plan de l’organisation, fraîcheur et insolence artistique, propositions nouvelles qui n’ont pas peur de prôner une rupture radicale avec «les anciens» et, surtout, des talents que l’Algérie n’a pas vu grandir et qui aujourd’hui s’apprêtent à transformer le paysage, à coup de vitriol et de caresses !

Sarah Haidar le 16 janvier 2013

EL WATAN: Arts plastiques. Artissimo accueille des expositions cimaises à l’école

 

Créée en l’an 2000, Artissimo est devenue la première (et la seule ?) école d’art privée en Algérie à avoir été agréée par l’Etat, depuis 2002, en tant qu’institution de formation professionnelle. A ce titre, elle dispense des formations en arts appliqués, communication visuelle et décoration qui débouchent sur des diplômes ou des qualifications. Dans ce cadre, elle forme des infographistes, photographes, web designers, céramistes, décorateurs… Son offre pédagogique comprend également la formation continue sous forme de cursus à la carte destiné à des personnes déjà en activité.

De plus, Artissimo abrite des ateliers d’initiation artistique sous forme de cours libres ouverts aux enfants comme aux adultes désireux de découvrir ou de maîtriser, à titre personnel, différentes disciplines comme la musique (éveil, piano, guitare, violon, chant, chorale), l’expression plastique (dessin et peinture), la danse (classique, moderne, orientale-maghrébine, salsa…) ou le théâtre. D’autres arts et activités sont actuellement prévus dans le développement pédagogique de l’Ecole qui a vu, depuis sa création, son effectif d’élèves se multiplier par cinq. Très tôt, la directrice de l’établissement, Zafira Ouartsi-Baba, a senti la nécessité, en complément de la mission de formation, d’une action culturelle qui s’est traduite par des rendez-vous divers : conférences, tables rondes, concerts, journées d’études, etc. Depuis décembre dernier, ce deuxième volet d’Artissimo s’est vu enrichir par des expositions d’art.

C’est le peintre Arslane, également professeur à l’Ecole nationale supérieure des Beaux-arts d’Alger et, par ailleurs, comédien bien connu, qui a inauguré cette nouvelle activité en présentant (du 14 décembre 2011 à aujourd’hui) ses peintures récentes. Il sera relayé par une exposition collective au titre original, «Picturie générale» (11-21 janvier), conçue par Mourad Krinah et Sofiane Zeggar. Treize artistes y participent. Outre les précités, on y verra les œuvres (peintures, dessins, vidéos) de Djamel Agagnia, Walid Aïdoud, Seïf el Islem Azzouz, Hicham Belhamiti, Adel Bentounsi, Zineddine Bessaï, Walid Bouchouchi, Fatima Chafaâ, Assila Cherfi, Mehdi Djelil et Rafik Khacheba. Leur nombre est-il un clin d’œil au nouvel an ou un simple hasard ? En tout cas, ils incarnent bien une nouvelle génération d’artistes qui souffrent, davantage que leurs aînés, d’un cruel manque de visibilité, en dépit d’un potentiel créatif fort.

Pour Zafira Ouartsi-Baba, il s’agit de «mettre en valeur la scène artistique algérienne, à la fois jeune et confirmée». Notre interlocutrice ajoute : «Etant un lieu de formation à l’art, nous nous devons d’accueillir les différentes expressions artistiques, au profit de nos élèves, enfants et adultes, qui n’ont pas toujours le temps de courir les expositions. Et donc, pourquoi ne pas en faire profiter aussi le public et l’environ-

nement ?» En art comme ailleurs, qui peut le moins peut le plus.            

Vernissage, vendredi 11 à 17h30. Artissimo, 28 rue Didouche Mourad, Alger. www.artissimo-dz.com

Samir Hadj-Alloua le 05.01.13

EL WATAN: Galerie Artissimo. Exposition « Picturie générale » : ATTENTION TALENTS INSOLENTS

 

Vendredi soir, à l’Ecole d’arts portant bien et beau son nom, Artissimo, à Alger, régnait un je ne sais quoi dans l’air… du temps. Et pour cause ! Une exposition collective montrant et démontrant le talent avéré de jeunes plasticiens, designers, graphistes et autres vidéastes y a été étrennée.

Ils sont jeunes. Ils sont créatifs. Ils ont du talent à en revendre. Et ils représentent la nouvelle «sensation» artistique. Aussi, il faudra compter avec eux. Ils s’appellent Fatima Chafaâ, Seïf El Islem Azzouz, Djamel Agagna, Walid Aïdoud, Hicham Belhamiti, Adel Bentounsi, Zineddine Bessaï, Walid Bouchouchi, Assila Cherfi, Mehdi Djelil, Rafik Khacheba, Mourad Krinah et Sofiane Zouggar. Des Beaux-aristes excellant chacun dans son registre. Aussi, l’école Artissimo, qui est désormais aussi une galerie, s’est défaussée du carcan  routinier, aseptisé et conventionnel. Et ce, en créant un univers pluridisciplinaire, juvénile, frais et inédit à la manière de la Factory, très chère à Andy Warhol, où se croisaient Basquiat, Lou Reed ou encore Debbie Harry du groupe Blondie.

Là, lors de cette exposition intitulée «Picturie générale» — une contraction de picture (image) et épicerie —, on pouvait croiser les aînés des artistes exposants, comme Boucetta Mustapha, Arezki Larbi, Boudia, Nedjaï, Amar Bouras, ou encore le poète et journaliste Abderrahmane Djelfaoui. Venus encourager la relève. Du coup, on est transporté dans une ambiance «clubbin’» et cercle des poètes (retrouvé) ici, une live vidéo diffusant sur un écran géant des images régies par le bruit des visiteurs. C’est l’installation Noise de Sofiane Zouggar. Plus on fait du bruit, plus les images s’accélèrent. C’est l’art visuel interactif.

« C’est un support artistique contemporain. C’est une live vidéo qui, à la base, était une installation sonore diffusant des images de Ghaza, Syrie, Libye… C’est le public qui gère la projection en émettant un son ou un bruit. Le thème Noise (bruit) est contre la propagande et manipulation des médias… », commentera Sofiane Zouggar. Noise a déjà été présenté à Nothingham (Royaume-Uni) lors du World Event Young Artists en septembre 2012.

Contre l’intox des médias

Là, Fatima Chafaâ exhibe, à même le parquet, 22 poupées-drapeaux des pays arabes, décrivant un cercle, avec au centre une balance : celle de la justice (ou injustice). «J’ai représenté chaque pays arabe par une poupée et son emblème, où chaque peuple revendique plus de justice…», expliquera-t-elle. Son autre travail porte sur la photo : «L’intitulé est l’Illusion. Une symbolique entre le croissant, l’étoile et des poupées confectionnées fixées en instantané. C’est le ou les printemps arabes par opposition à notre pays qui a vécu cela avant les autres».

Là-bas, Seïf El Islem Azzouz décline un trait subtil, délicat et stylisé, car il a l’œil compas pour ne pas dire l’œil design. Il signe deux toiles de nus : Non voyeurisme I et II :  « Mon trait basique est le bleu. J’ai voulu me démarquer du trait érotique. Donc, un trait atténué. Je me suis interrogé : est-ce qu’on peut voir le corps de la femme autrement loin d’un regard libidineux. Ici, les gens ont bien accueilli ces toiles. C’est la première fois que j’expose cela.» Non voyeurisme I s’est vu coller un sticker A. Cela veut dire qu’il est réservé (pour un achat). De bon augure ! Walid, graphiste, présente un «story-board» expressif et éloquent, ne laissant guère indifférent. Et ce, entre emballage plastique, clichés et étiquettes sur le fameux vert studio utilisé pour les effets spéciaux : «Mon installation est baptisée Prêt à voir et en filigrane, c’est le printemps arabe.»

Dans la même trajectoire, Benhamiti Hichem dénonce à travers un tableau allégorique le profit de la manne pétrolière au détriment du peuple. Sarah El Hamed, directrice artistique et consultante auprès de l’Ecole Artissimo, indiquera à propos de l’exposition «Picturie générale» : «C’est un support d’autodérision portant sur la société de consommation, les nouveaux médias, les stéréotypes, le contexte socio-économique algérien. Un témoignage actuel. Et puis, nous avons là un vivier de jeunes artistes. On aimerait développer ce genre d’initiatives». Attention : l’abus de la consommation de l’art n’est pas nocif à la santé !

K. Smail le 13.01.13

L’EXPRESSION: MOURAD KRINAH CO-CONCEPTEUR DE L’EXPO PICTURIE GÉNÉRALE À L’EXPRESSION « Les médias sont la Bible d’aujourd’hui »

 

« Concevoir l’expo comme une supérette où le public, en se baladant, tombe sur des « produits » divers »

Une exposition collective de la scène artistique émergente sera inaugurée du 11 au 21 janvier prochain, à l’espace Artissimo, sis à 28 rue Didouche Mourad, Alger. Cette expo dévoilera une production riche et variée utilisant tous les supports et tous les médias actuels: peinture, installation, graphisme, photographie… Elle verra la participation de Djamel Agagnia, Walid Aïdoud, Seïf El Islem Azzouz, Hicham Belhamiti, Adel Bentounsi, Zineddine Bessai, Walid Bouchouchi, Fatima Chafaa, Assila Cherfi, Mehdi Djelil, Rafik Khacheba, Mourad krinah et Sofiane Zouggar. Plus d’une douzaine d’artistes plasticiens, qui évoluent dans les sphères artistiques parallèles font le bonheur de l’art contemporain algérien, parfois à l’étranger, mais souffrant souvent de manque de visibilité au pays. D’où l’idée sans doute de cette expo originale. Diplômé des beaux-arts, le trentenaire Mourad Krinah, a à son actif, de nombreuses expos. Il est par ailleurs, membre actif du Box 24, espace de diffusion et de production artistique. Des «Artistes d’ avant -garde» mus par un engagement créatif sans faille. Une philosophie existentialiste, qui tire sa sève de l’amour de l’art sans arrière-pensée idéologique ou propagandiste derrière. «Une union qui se veut plus spirituelle et intellectuelle.» Ce Box 24 est constitué d’un groupe de jeunes artistes contemporains algériens qui tentent tant bien que mal, de faire oeuvre de création en Algérie depuis trois ans déjà. Et ils le font assez bien… Mourad Krinah est le co-concepteur du projet «Picturie générale». Il nous parle de cette expo qui vaudra assurément le déplacement…

L’Expression: Tout d’abord, pourquoi cette expo et le nom surtout qui sonne comme une déformation fantaisiste de Alimentation générale?

Mourad Krinah: Le nom «Picturie Générale» est un jeu de mots comme tu peux l’imaginer entre «Picture» et «épicerie». Nous avons d’abord imaginé le nom en arabe «mawad fanniyya 3amma», puis nous avons essayé de trouver une traduction qui soit drôle et assez fidèle. J’estime personnellement que l’humour est une arme assez redoutable surtout dans un univers connu pour son sérieux et son esprit élitiste comme celui de l’art. La Picturie Générale aussi, parce que nous avons imaginé l’expo comme une supérette où le public, pas forcément connaisseur, se balade nonchalamment et tombe sur des «produits» divers et sur différentes choses.

Pourquoi l’expo se tient-elle cette fois à Artissimo (non pas au Box 24, Ndlr)?

Le choix d’Artissimo… En fait, l’idée de l’expo est née de la rencontre de deux volontés: d’abord, celle de Mme Zafira Baba-Ouartsi, directrice de l’espace Artissimo, qui voulait donner une nouvelle orientation à son école en créant un pôle de création et de diffusion artistique (ateliers, exposition… mais aussi débats et conférences) et en second lieu, la notre. On a vu par exemple la tenue en 2012 du workshop Warachate animé par Karim Sergoua et Sarah El Hamed, et l’exposition Horizon & Papillon d’Arslane. D’un autre côté, nous cherchions un espace différent des galeries habituelles et qui accueille d’habitude toute sorte de profils (amateurs, enfants, etc.). Mme Zafira Baba-Ouartsi a accepté tout de suite d’accueillir notre projet, et de notre côté, nous avons été séduits par l’espace, du fait de sa division en plusieurs salles, ce qui nous permet de créer différentes ambiances et d’établir un jeu-labyrinthe avec le spectateur qui se balade à sa guise dans les différents espaces.

Peux-tu m’expliquer la démarche de ton expo qui consiste, me disais-tu, à utiliser les supports médias, notamment les journaux à dessin artistique?

Je pense que les médias sont la Bible d’aujourd’hui: l’art de la tradition, du moins en Histoire de l’art, tirait son inspiration des récits mythologiques, historiques ou bibliques. L’art contemporain coïncide avec l’émergence des médias de masse (la télévision surtout). L’intérêt que porte le public aux icônes médiatiques (acteurs, musiciens, politiciens, etc.) est quasi religieux! Roland Barthes avait déjà analysé cela dès les années cinquante-soixante dans son livre «Mythologies» (à propos de la Citroën DS notamment). Les artistes ont tout de suite exploité ce phénomène (Warhol, Lichtenstein)… Aujourd’hui, le matraquage médiatique autour de certaines actualités pousse les artistes à exploiter ces images archi connues (WTC, mort d’El Gueddafi, par exemple). D’un côté, pour dénoncer cet état de fait, et d’un autre côté, pour détourner ces messages et leur donner un sens autre: dérision, activisme, etc.

Un mot un peu sur le choix des autres participants à cette expo, comment s’est faite la sélection?

Il existe une grande part de subjectivité dans la sélection des artistes. Ce sont en grande partie des individus qui se connaissent depuis l’Ecole des beaux-arts, qui se respectent et qui ont cette volonté de confronter leur univers à celui des autres. D’un autre côté, nous avons tenté d’approcher différents profils pour avoir un aperçu assez fidèle des préoccupations conceptuelles ainsi que des approches techniques de notre génération. Et même s’il n’existe pas de thème générique à l’exposition, il en ressort un fil conducteur qui est, d’une part, l’intérêt pour l’actualité nationale et internationale (mouvements contestataires, mutations socio-culturelles, conflits, etc.), et d’autre part, l’expérimentation technique liée aux nouveaux médias de création artistique tels que la vidéo, le son ou l’art numérique.

Sont-ce des expos inédites, nouvelles donc ou déjà exposées par ailleurs?

Eh bien, oui! Il s’agit exclusivement des oeuvres inédites réalisées spécialement pour la Picturie Générale. Il existe deux projets qui ont été retravaillés pour l’évènement: l’installation Mezzane de Fatima Chafaa et la vidéo-installation Noise de Sofiane Zouggar, sinon, le reste n’a jamais été montré ailleurs.

Une dernière question: qu’en est-il de la participation des artistes du BOX 24 à Marseille-Province 2013? Ont-ils été contactés? Une polémique fait état de la négligence des artistes plasticiens d’ici au détriment de ceux de la diaspora, est-ce vrai?

Concernant MP13, je pense que les choix reviennent aux commissaires des expositions programmées. Je ne pense pas que les artistes locaux aient une visibilité assez forte pour participer à ce genre d’évènements, même si plusieurs ont déjà des expériences assez riches à l’étranger.

Je pense aussi que le choix des artistes de la diaspora est assez logique: issus des deux cultures, ces artistes traitent souvent des thématiques liées à l’immigration, à la double culture, etc. Des thèmes qui, on doit le reconnaître, sont favorisés par le monde de l’art occidental lorsqu’il s’agit d’artistes arabes, musulmans ou du Sud en général.

O. HIND le 09 Janvier 2013

L’EXPRESSION :EXPOSITION PICTURIE GÉNÉRALE À ARTISSIMO

La dérision pour p(e)anser le monde.

13 jeunes artistes en herbe dont des beaux-artistes (designers, graphistes, vidéastes etc) présentent leurs oeuvres jusqu’au 21 janvier. A ne pas rater!

L’art contemporain ne diffère pas tant d’un autre, sauf peut-être quand il convoque le jeu par sa façon intelligente, histoire de conceptualiser une idée, non plus sous son aspect des plus classiques contemplatifs, mais profond et abstrait. La nouvelle scène artistique algérienne, loin d’opposer une nette rupture avec ceux que les moins de 30 ans appellent «les vieux» trace plutôt doucement, mais sûrement son sillon dans ce paysage qui souffre surtout de manque de visibilité et de moyens.

13 jeunes artistes en herbe dont des beaux-artistes (designers, graphistes, vidéastes etc) soutiennent la relève de demain en poursuivant la mission de leurs aînés, menée de main de maître par le fameux groupe Essebaghine dans les années 2000. Si le groupe, lui, a explosé, ses dissidents n’ont pas disparu pour autant, mais continuent à prodiguer leurs conseils à cette nouvelle génération qui, parfois tend, par moment, à surpasser le maître. De la fraîcheur, de l’insolence, de la gaieté dans la teinte et les idées pleine la tête, mais sans se départir de la rigueur du sujet décliné parfois avec fragilité, tantôt avec agilité ou légèreté. Tels sont les caractéristiques de ces artistes qui exposent actuellement dans le nouvel espace fraîchement ouvert à l’espace Artissimo sis 28 rue Didouche Mourad. Quand on franchit la porte, il y a un sentiment qui vous prend, qui se ressent immédiatement, c’est cette dualité sereine et naturellement harmonieuse qui est établie entre l’accord ottomanien de l’architecture de l’appartement et les toiles viscéralement et résolument contemporaines accrochées à ses cimaises.

Le nom de l’expo? Picturie Générale, contorsion sémiologique pour dire tout le poids de la consommation «visuelle» qui prévaut dans nos sociétés dites modernes. L’art n’y échappe pas.

En accaparant l’actualité ambiante, il nous racontera, lui aussi, via son médium propre, l’ère du temps, les guerres, le Printemps arabe, la misère sociale et sa répercussion chez l’individu ou le tout-microsome social qui nous entoure. Ici, Djamel Agagnia passe de la peinture à tout à fait autre chose. Dans cette installation déclinée sur trois lignes, l’artiste sous-tend la paie du smicard (18.000 DA) divisée en 600 DA jour, par cet étalage de ce qu’un foyer moyen peut acheter comme denrée alimentaire durant un mois.

De l’absurde teinté d’humour comme l’est aussi ce tableau de Adel Bentounsi qui dessine une explosion de joie, appelé tout bonnement «feu d’artifice». Son personnage, qui tend à se multiplier dans ses tableaux, a pourtant souvent la figure placide, sans trop d’expression sur le visage, ce qui pousse à croire qu’au final, ne sont ici que l’expression d’un amas de rêveries et de projections de désirs comme dans ce tableau où l’anarchie des idées est convoquée comme autant de revendications légitimes par le citoyen algérien à plus de droit et de liberté ici-bas… Dans «Les hommes naissent d’une femme» Mehdi Jellil, qui n’a pas peur de voir grand (sa toile est immense) a choisi d’emblée de jouer avec les symboles de la mythologie comme le saltimbanque, le bouffon du roi, pour donner à voir un cadre des plus décalés où se meuvent, où flottent, tout en évanescence, des joyeux lurons ou des petits lutins scabreux et dérisoires, histoire de ne pas trop prendre au sérieux ce monde si grave qui nous entoure, tout en dénonçant «sa face hideuse, cochonne» qui tire sa sève du pouvoir dans la masse. Idée presque rejointe par Mourad Krinah qui, dans son double papier peint, traduit son travail par «(They) Occupy Algiers», nous met en garde avec perspicacité contre le pouvoir hégémonique de la police qui tend parfois à se substituer au dieu de la morale. Souvenez-vous de leur multiplication dans la rue… Le visage du célèbre personnage du sublime film Vendetta est planqué ici derrière le visage de chacun de ces policiers laissant entrevoir en filigrane un détournement flagrant et pas si innocent que ça, portant le fameux masque des Anonymous et en accaparant tout l’espace public, ces hommes en bleu incarnent cette icône au pouvoir démesuré.

Une belle fresque en tout cas au milieu de laquelle on découvre, comme pour conjurer le sort, ce tableau signé Hicham Belhamiti où un vieux monsieur, comme déconnecté de ce contexte idéologique, aspire juste à vivre et à pouvoir faire nourrir ses enfants.

Le vieux monsieur, le couffin à la main, les yeux rivés, impuissant, sur ce robinet de pétrole passant au-dessus de sa tête, n’aspire qu’à en goûter un peu et faire sonner, ne serait-ce qu’une miette-l’argent de ces pétrodollars dont notre pays regorge pourtant.

Un pays riche de ses habitants, mais aussi par sa manne pétrolière mal répartie.

L’Algérien connu pour ses blagues est d’autant plus un félin qui parvient toujours à retomber sur ses pattes et rire de tout. C’est le cas de le dire avec Walid Bouchouchi qui parvient à nous soutirer un franc sourire à la vue de son expo dont le sujet porte, lui, sur le Printemps arabe et son instrumentalisation par les médias à sensation. Walid questionne le sens qu’on peut porter sur le monde aujourd’hui.

A l’intérieur de plusieurs sachets, des photos de l’artiste prises en différentes postions avec, à la main, soit un mégaphone, soit une pancarte sur laquelle est écrit «dégage» en arabe ou encore tenant un bidon d’essence. Ces photos, sur fond vert et placardées sous sachet, son vendues à 100 DA l’unité. Là encore une fois, l’artiste parvient à juxtaposer dans notre esprit la marchandisation de la photo-souvenir qu’on vend pour le bien-être du tourisme dans le monde et ces images choc que l’on voit à la télé avant de zapper rapidement sur le reste. Intitulée «Prêt-à-voir», cette installation photographique comme édulcorée et rehaussée d’une mise en scène évidente, mais décalée qui tranche avec la brutalité immédiate des infos, donne à réfléchir sur cette surenchère du pouvoir de l’image sur «le vrai», car touche à l’humain dans ce qu’il y a de plus éthique et rationnel, loin du phantasme qu’essaie de vendre l’info…

Dans un autre registre, tout aussi pertinent, Seïf El-Islam Azzouz, sans vouloir forcer le trait donne à ressentir dans son dyptique «Non-voyeurisme», cette espèce d’aliénation de nous-mêmes par la force d’engrangement d’images subliminales dont fait l’objet la femme. Bien que le trait épuré de ces silhouettes féminines renvoit immanquablement au style de cet artiste maudit, l’Autrichien Egon Schiele, il y a ici, dans ce corps totalement nu, mais dénué de regard, une sorte de tentative non encore aboutie de vouloir imposer le corps de la femme dans nos sociétés misogynes.

Un corps fier et altier qui devrait passer justement de ce bleu de la colère au rose pêche de la sérénité, les deux tons usités dans ces deux tableaux de Seïf El Islam Azzouz. Comme nous l’aurons constaté, l’art c’est l’idée, mais aussi la forme par laquelle on veut conduire jusqu-au boutisme sa réflexion, en laissant l’autre ouvert à de multiples interprétations. C’est là où réside le génie de l’art contemporain. Un jeu auquel vous devriez vous soumettre allègrement… Car seul l’imaginaire compte de ce côté-ci. Faites donc un petit tour à la galerie de l’école Artissimo, vous ne regretterez pas d’être passé. Et plongez dans le monde magique de ces apprentis sorciers du paradoxe de l’inaudible… un monde ne se raconte pas, mais se laisse regarder… Qui se laisse penser par des artistes qui savent aussi le panser, autrement!

O. HIND le 19 Janvier 2013

El WATAN : Reseau 50 … »Une boufée d’art » Puls Art, journées portes ouvertes en collaboration avec le Réseau 50

 

Il s’agit en fait de permettre à des expressions artistiques de se rendre visible, au même moment et sous une enseigne commune : le réseau 50. Afin de bénéficier de cette promotion collective et de figurer sur le catalogue et sur le site, les participants doivent seulement fournir leurs coordonnées, leur proposition, une photo des lieux, le programme proposé, une image Map d’accès, leurs horaires… Pas de sélection, pas d’orientation, pas de prix ou distinctions. Cette première manifestation, intitulée «Réseau 50, from Algeria ; portes ouvertes sur l’art», aura lieu du 24 au 28 mai 2012…

Le reseau50.com : Une boufée d’art

Une initiative artistique citoyenne tout à fait originale et nouvelle en Algérie. Parrainé par le site founoune.com, le réseau 50 – en référence au Cinquantenaire de l’Indépendance ? –, se présente comme «un réseau d’art citoyen et indépendant» dont le but est d’organiser durant une période donnée, un événement artistique. Sa particularité est de ne pas se concentrer sur un ou deux lieux, mais de se démultiplier dans l’espace social de manière quasi-exponentielle. Il consiste notamment en portes ouvertes d’ateliers mais aussi en expositions, conférences, ateliers pour enfants, projections, workshop d’artistes, etc.

Bref, toute forme d’expression artistique y est la bienvenue dans un esprit d’ouverture et, ceci, sans autre obligation que la participation à l’initiative commune. Le règlement du réseau précise bien sa démarche : ouverture à des amateurs comme à des artistes confirmés, «fraternellement et sans frontières», participation collective et individuelle, responsabilité des participants quand à l’organisation des manifestations, leurs contenus, les éventuelles transactions (achats, ventes, échanges…). Il s’agit en fait de permettre à des expressions artistiques de se rendre visible, au même moment et sous une enseigne commune : le réseau 50. Afin de bénéficier de cette promotion collective et de figurer sur le catalogue et sur le site, les participants doivent seulement fournir leurs coordonnées, leur proposition, une photo des lieux, le programme proposé, une image Map d’accès, leurs horaires… Pas densélection, pas d’orientation, pas de prix ou distinctions. Cette première manifestation, intitulée «Réseau 50, from Algeria ; portes ouvertes sur l’art», aura lieu du 24 au 28 mai 2012.

D’ores et déjà, le projet a recueilli plusieurs adhésions à la manifestation. On y compte pour l’instant huit ateliers d’artistes : Mustapha Adane (Kouba), Youcef Benmahamed, alias Cobratec (Oran), Moussa Bourdine, Rachid Djemaï (Zéralda), Mokrane Bouzid (Timimoun), Moncef Guita (Bouchaoui), Mokrane Chebi (Tazmalt) et Karim Sergoua (El Biar). Des collectifs d’artistes sont également de la partie comme celui de Batna qui compte notamment des plasticiens photographes qui vivent en plusieurs endroits : Kamel Zireg, alias Zikam (Batna), Zouhir Djerouani (Oued Souf), Daoud Sebaa (Khenchela), Abderezak Laïter (France), Bahia Hamdi-Sellami (Béjaïa). Trois galeries se sont aussi jointes au réseau : Thevest (Kouba), Le Colibri (Alger-centre), Kebilene (Tipasa). A signaler un restaurant, La Grillardière (Hydra-Alger), qui ne précise pas quel artiste il accueillera.

D’autres adhésions sont en cours d’enregistrement. Cette forme d’organisation, nouvelle en Algérie, est depuis longtemps répandue dans le monde. Elle consiste surtout en des visites d’ateliers d’artistes généralement domiciliés dans la même ville. Elle se développe aujourd’hui avec les potentialités d’Internet. Dans notre pays, où les arts plastiques connaissent un problème crucial de promotion et de visibilité, où le marché de l’art n’est ni assez important ni assez structuré, ce genre d’initiative peut générer une formidable animation socioculturelle autour de cette discipline, permettre au public de découvrir les lieux de création des artistes, susciter des vocations auprès des enfants et des jeunes, voire dévoiler de nouveaux talents. Mais, il restera toujours à organiser et dynamiser un secteur artistique plus en panne que les autres. Si l’initiative du Réseau 50 peut contribuer à faire avancer ce dernier, c’est tant mieux.

Mais, déjà, ainsi, elle apparaît comme une belle bouffée d’air printanier.

le 08/04/202

El WATAN

BNP napeo artissimo Profession, agitatrices de talents Dalila Nadjem, directrice des éditions Dalimen et Commissaire du Festival de BD d’Alger(FIFDA) et de Zafira Baba, directrice de l’école d’art Artissimo|organisé les 13 et 14 janvier 2012 une rencontre du réseau PNB-NAPEO( North Africa Partenership For Opportunities) dont le thème| Zafira Baba et Dalila Nadjem, deux battantes et combattantes pour la culture, Membre du Comité Exécutif du NAPEO|initié un événement très intéressant et surtout utile pour la chaîne de la création culturelle, à l’école Artissimo et à la librairie Point Virgule( Dalimen)|NAPEO (North Africa Partnership for Economic Opportunity)|le PNB-NAPEO

le 15/01/ 2012

LA TRIBUNE :Le groupe américain Legacy a travaillé avec les élèves de l’école d’art Leçon de beatbox et de basse à Artissimo

 

Après avoir écumé la scène à Constantine et Béjaïa, le groupe américain Legacy a marqué, samedi dernier, une halte à l’école d’art Artissimo, à Alger. En fait de halte, le quatuor travaillera tout autant, si ce n’est plus, que sur une scène, sauf qu’au lieu de spectateurs, il aura des élèves d’Artissimo pour lesquels il animera un master class. Pour ce qui est de l’animation, les quatre artistes savent y faire, surtout quand, en face, ils trouvent du répondant. Et du répondant, les enfants ne pouvaient qu’en avoir. Ils étaient sur des charbons ardents depuis qu’on leur a annoncé la venue du groupe. Ils avaient sorti leurs guitares de leurs housses et, avec Juba, leur jeune professeur de musique, les accordaient en attendant les artistes américains. L’ambiance était à la fête.

L’arrivée tonitruante de Legacy y mettra un dièse. Les élèves font cercle autour du groupe. Jeremy Clemons s’installe derrière la batterie, Ben Meigners prend sa basse. Ihsan Muhammad parle aux enfants du hip-hop. Elle leur brosse un petit historique du genre musical, sa naissance dans les quartiers pauvres du Bronx, à New York, et les messages qu’il véhicule. La voix comme le texte doit être l’expression de l’âme et du cœur, explique la chanteuse. Petit exercice, Ihsan et Yazid (Benu) Muhammad’s interprètent What’s your name ? (Quel est ton nom ?). Ihsan fait le tour en tendant le micro à chaque enfant et adulte qui doivent décliner leur nom. La barrière du langage s’estompe. Les enfants comprennent l’Américaine et répondent, ce qui leur permet de se mettre dans le bain. Après cette mise en train pour préparer les élèves à la leçon qui porte sur l’instrumentalisation de la voix – le beatbox–, Benu prend le relais pour expliquer ce que sont le beatbox et le scratch, avec démonstration en live. Il demandera ensuite à chaque enfant de produire un son avec sa voix et de le faire accompagner d’un mouvement. La batterie accompagnera discrètement le multivocalisme produit.

Benu trépigne de joie. Ses élèves d’un jour le comblent. Il en sera de même pour Ben Meigners quand il rassemblera les jeunes guitaristes autour de lui pour un petit cours sur le rôle de la basse et un exercice pratique. Les élèves s’appliquent. Ben est transporté. Ihsan est obligé de lui taper sur l’épaule pour lui signifier qu’il était temps de libérer les enfants, lesquels n’avaient pas du tout l’air d’être pressés de partir, bien au contraire, ils en redemandent. Mais le groupe doit se reposer, car sa tournée n’est pas encore terminée (il part en Tunisie puis au Soudan). Le master class est donc clôturé, mais avant de se séparer de leurs éphémères élèves, les artistes leurs offres leur dernier CD, avec leurs autographes, des stylos, des tee-shirts et prennent une photo souvenir avec la classe. Avant de partir, les artistes sont invités à un petit buffet. La directrice de l’école profite de l’occasion pour leur demander s’ils ont apprécié les moments qu’ils avaient passés avec les élèves. Pour seule réponse, Benu exhibe les photos de ses deux fils. «J’adore les enfants», dira-t-il simplement avant d’aller s’éclater avec une derbouka qu’il a dénichée dans un coin. Legacy est originaire de East Orange, dans le New Jersey (New York). Sa musique, hip-hop alternatif, est influencée par différents genres comme la soul, le jazz, la house, le break-beat et le R&B. Le groupe a été invité par l’ambassade des Etats-Unis à Alger pour une tournée dans des pays africains, qui a commencé en Algérie.

TCHKIKOUN le 14/15/16 Janvier 2010, École d’arts Artissimo : La récréation, c’est la classe !

 

L’école d’arts Artissimo organise du 14 au 16 Janvier 2010, à la salle Cosmos de Riadh El Feth à Alger, un événement : les Journées récré des enfants baptisées « Tchkikoun, on va s’amuser ! »

Durant trois jours, les enfants vont prendre part à une récréation extra-scolaire grandeur nature. Les Journées récré des enfants, sous les auspices de l’école Artissimo et en collaboration avec le service culturel de l’ambassade de France, l’office Riadh El-Feth, et la salle Cosmos se veulent une activité candide, ludique, pédagogique, artistique et didactique. Au programme figurent des représentations de théâtre, magie, marionnettes et chansons interprétées par des compagnies et autre troupes, des ateliers d’animation pour faire découvrir aux enfants les secrets et techniques des artistes, des narrations et interprétations de contes consignés par les enfants au sein d’un atelier d’écriture et des expositions de vidéos et décors conçus par les élèves de l’atelier Artissimo.

La tranche d’âge de ce public enfantin ciblé est de 6 mois à 12 ans. L’école Artissimo est un établissement de formation artistique et professionnelle, dont Mmes Zafira Baba et Naouel Achour sont respectivement gérante et co-gérante de l’école agréée par l’Etat depuis juillet 2002 sous le numéro 1255. Première école privée spécialisée dans le domaine des arts appliqués et arts décoratifs, elle prépare aux métiers du graphisme, du design d’espace et de la poterie céramique. Parmi les différentes formations dispensées, l’on peut citer le Brevet de technicien supérieur en Arts et industries graphiques (diplôme d’Etat), les formations qualifiantes en infographie, décoration d’intérieur, céramique… A titre indicatif, l’école Artissimo est implantée au cœur de la ville d’Alger, à la rue Didouche Mourad, dans un appartement d’une superficie de 350 m2 et composée de dix classes dont la surface varie entre 20 et 40m2 chacune, d’une salle de travail, et d’un espace détente.

L’établissement Artissimo s’inscrit dans une dynamique de revalorisation des métiers de l’art en proposant des perspectives professionnelles au terme des formations proposées, une amélioration des prestations de formations qui visent à satisfaire les apprenants, une intégration des nouvelles technologies et des méthodes pédagogiques d’enseignement au fur et à mesure de leur évolution, un développement des formations sur mesure (ou à la carte) destinées aux entreprises dans le cadre de la formation continue de celles-ci et une autre structuration ainsi que l’amélioration de l’organisation des fonctions administratives et commerciales.

Par Synthèse K. S.

EL WATAN :PORTES OUVERTES AVRIL 2009

 

Workshop Clairobscur, collectif artistique La Maison de Poupées

Profession : agitateurs de talents

Elle a 23 ans. Elle est d’une insolente créativité. C’est une Algérienne vivant à Londres. Le chant lyrique est son violon d’Ingres. Elle s’appelle Sarah El Hamed et elle a une grande humilité. La preuve ! Elle est mécène Sarah El Hamed est une fille terrible et de la balle qui est tombée dans le bouillon de culture depuis sa prime enfance. Elle fera ses premières classes, pour ne pas dire « premières armes », dans le chant lyrique et sur les tréteaux du 4e arrt. Et elle s’amendera au sein du London College of Communication en matière d’art comtemporain et est cenceptuel ! D’une grande humilité, artistiquement parlant, Sarah se veut être une mécène et autre agitatrice de jeunes talents en établissant un trait d’union et autre tête de pont entre l’Europe et le Maghreb et plus précisément en Algérie. D’ailleurs, son message pastichant le rappeur Rym-K (113), c’est : Maghreb United ! Ainsi, sous son impulsion et les auspices de La Maison de Poupées, elle s’investit entièrement, certes difficilement, mais se met au service des jeunes artistes algériens. La Maison de Poupées – représentée par Kelly Nebonne, Nassim Herkat et Sarah El Hamed – est une organisation euro-maghrébine créative faisant dans la promotion des artistes émergents multiculturels à travers des projets d’échanges artistiques et culturels, tout en contribuant à la démocratisation de l’art contemporain et conceptuel. Elle opère principalement à Londres ainsi qu’à Paris et compte renforcer ses liens avec les artistes de la rive sud. Aussi, le workshop théâtral La Maison de Poupées – Stashed London – en collaboration avec Artissimo, Bergson & Jung et LB Communication présentent la performance Clairobscur, à Alger, et ce, du 12 au 18 avril 2009, animée par la réalisatrice Riffat Ahmed, Pier Vegner Tosta (spécialiste et galeriste en matière d’art contemporain dans le Monde arabe et musulman) et Bernardo Sena (professionnel des médias et production).

Une semaine culturelle interactive, dense, pluridisciplinaire et surtout un bouffée d’oxygène dissipant les volutes du circuit « fossilisé », voire anachronique. Le programme proprement dit comprend des ateliers avec les élèves d’Artissimo, des conférences-débats, des workshops, des projections, des masters classes et autres communications portant sur l’art conceptuel, le storyboarding (B.D.), la conception du script, les techniques cinématographiques. Bref, un stage bloqué didactique, pédagogique et créatif. Un espace d’expression directe et artistique, loin des sentiers battus.

Une fraîcheur ! « Notre démarche, c’est celle d’un collectif d’artistes de Paris et de Londres tissant des liens artistiques, amicaux et fraternels avec le Maghreb. Et par conséquent créant une boîte de communication artistique promouvant des artistes algériens émergents. Et ce, de par l’échange de savoir-faire et toutes les formes d’art et autre art comtemporain conceptuel. Et par conséquent, créer un réseau euro-méditerranéen ainsi qu’un prolongement au Maghreb. Il s’agit de créer une interactivité. L’art est mort par sa surexploitation.

L’art doit exister partout et doit être accessible à tout le monde… », explique Sarah El Hamed. De front, cette « fondue » des arts prépare une rencontre importante, dont elle est la directrice artistique, en décembre 2009 à Timmimoun. Un rencontre baptisée Thilili (liberté en tamazight) œuvrant pour une promotion et unevisiblité artistiques in situ. C’est que Sarah et ses saltimbanques font de la proximité artistique et font dans la démocratisation de l’art.

La Maison de Poupées / Stashed London

En collaboration avec Artissimo, Bergson & Jung et LB Communication

Workshop Clairobscur

A Alger, du 12 au 18 avril 2009, à Artissimo et à l’Espace Bergson & Jung.

Par Synthèse K. S.

EL WATAN: ARTISSIMO PETITE ECOLE DE L’ART / Décembre 2001 février 2002

 

« Artissimo mélodieuse et poétique sonorités, celles d’une école d’art crée en Janvier 2000 par deux sœurs »

« Apprendre et se détendre, telle est la devise de l’école qu’elle voudraient voir partager par plus de monde ».

« Saluons l’initiative courageuse et originale de ces deux jeunes personnes et souhaitons-leur bon vent »

TASSILI MAGAZINE / MUSIQUE ET PEINTURE POUR FETER LA FEMME/ Vendredi 8 Samedi 9 Mars 2002

« l’école d’art ARTISSIMO , le première du genre à Alger, a elle aussi fêté la femme en peinture. Les salles de l’école se sont égayées avec une exposition collective d’œuvre féminine et une ambiance de fête ou les discussions étaient meublées par un flot de café et de thé .

L’exposition – « Reflet de femmes » était un joyeux mélange de style qui avaient la femme pour fil d’Ariane, ténu là et criant, manifeste et éclatant pus loin ».

LA TRIBUNE :LE JEUNE INDEPENDANT / Mercredi 17 Octobre 2001, ARTISSIMO APPRENDRE ET SE DETENDRE

 

« Pluridisciplinaire et ouverte à tous, l’école d’art et de culture Artissimo investi un créneau jusque-là vierge.

REVUE PARTENAIRES: ARTISSIMO / Dimanche 17 juin 2001, La pépinière de l’art et de la culture

 

« La salle IBN ZAYDOUN s’est transformée, l’espace de deux heures dans l’après-midi de mercredi dernier, en un bourdonnant jardin d’enfants.

Un jardin bourgeonnant ou pullulaient des pouce d’artistes.

C’était les invités de la toute aussi jeune école d’art et de culture Artissimo qui fêtait une année d’existence sur la scène ».

LA TRIBUNE: BRAVISSIMO / Vendredi 15 – Samedi 16 juin 2001

 

« Le spectacle a été inauguré par un petit speech revenant su l’aventure des deux sœur OUARTSI en créant une école pionnière dans l’initiation aux arts, de Mlle Samira NEGROUCHE, la jeune poétesse. Au menu du programme figurent des prestations artistiques des différents ateliers de musique et autre théâtre ».

ARTISSIMO UNE ECOLE D’ART / 26 Novembre 2000

« La porte s’ouvre et nous nous retrouvons dans un autre monde. La brise que dégage l’art ensorcelle et fait oublier les aléas du monde extérieur. Dans la première salle, une exposition florale nous accueille, un vrai pays des merveilles ».

LE MATIN: ARTISSIMO / Dimanche 10 septembre 2000, DE L’ART ET DE L’ESPOIR

« Pari Risqué, mais réussi pour deux jeunes Algériennes qui ont choisi de s’investir dans une école d’art, au cœur de la capitale. Artissimo connait déjà un succès exceptionnel au près des familles, même les plus modestes qui n’ont pas hésité à y inscrire leurs enfants. La culture, préoccupation d’une minorité ? Artissimo et ses ateliers apportent un cinglant démenti. Plus qu’une banale école privée. Artissimo est d’abord le témoignage d’une expérience réussi à contre courant de l’apocalypse prédite à propos de la société algérienne, de son dynamisme ou de sa culture enfouie. En referment de vie suspendue dans la dernière note de musique.

On n’en croit pas ses yeux, oui c’était bien à Alger »

LIBERTÉ: ARTISSIMO ELLE A TOUT D’UNE GRANDE / Lundi 31 Juillet 2000

 

« il y’a six mois deux sœurs, avaient ouvert la première école privée enseignant le Beaux-Arts Une belle aventure et un réel défi n’ayant guère dissuadé les deux frangines de se lancé dans l’éducation artistique.

Artissimo sans complaisance aucune, a réussir le pari et le prodige de boucler une année artistique en assurant la formation d’apprenants avides d’acquérir le savoir-faire d’arts majeurs et nullement mineurs.

Jeudi après-midi, Artissimo, à l’occasion de la fin de l’année, a organisé une animation hautement artistique Exclusivement données par les élèves des différentes sessions.

EL WATAN: ARTISSIMO UN FLEURON AU CŒUR D’ALGER / Dimanche 30 Janvier 2000

 

« Le paysage artistique s’est enrichi par l’ouverture récente d’une école privée d’arts. Artissimo est le nom donnée à ce nouveau-né dont les membre fondateurs sont deux sœur plaines d’ambition qui ont parié sur un grand segment du marché culturel inexploré ».

LE JEUNE INDEPENDANT: DE L’ART A REVENDRE / Dimanche 30 Janvier 2000

« Ouvrir une école d’art et faire profiter aux enfants et aux adultes leur fibre artistique, tel était le rêve caressé par deux sœurs, Madame ACHOUR et mademoiselle OUARSTI, depuis longtemps »

« Artissimo est un établissement culturel sortant des sentiers battus ».

El Watan: ARTISSIMO /Vendredi 28 – Samedi 29 janvier 2000 UNE ECOLE D’ART PRIVE EST NEE

 

« Le 28 de la rue didouche mourad a été le théâtre d’un important et heureux événement. Le troisième étage abrite depuis jeudi dernier Artissimo une école d’art fraichement ouverte malgré l’importance de l’événement d’une école privé d’art sur une scène culturelle encore jachère, la naissance d’Artissimo s’est faite sans tambour ni trompette, en toute discrétion .

LA TRIBUNE: L’ECOLE ARTISSIMO, Une étincelle dans le monde de l’art

 

« cela fait maintenant à peine deux ans que l’école Artissimo existe. Et pourtant elle attire beaucoup de monde,des enfants, des adolescents, des adultes et même des retraités qui n’ont qu’a choisir entre musique, danse peinture, photographie ou arts dramatiques .